L’enquête

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Introduction

L’enquête sur Les Canadiens et leurs passés a été conçue de manière à en apprendre davantage sur l’intérêt et l’importance que les Canadiens accordent au passé et à l’histoire de leur famille, de leur pays et des autres aspects de leur vie ; à mieux saisir leur niveau de confiance envers les diverses sources d’informations sur le passé ; et à déterminer comment ils entrent en contact avec le passé au quotidien. L’enquête a été élaborée afin de faciliter l’étude de ces sujets par région et à l’échelle nationale.

En moyenne, les entrevues téléphoniques ont duré 23 minutes chacune, mais dix pour cent d’entre elles ont pris trente minutes et plus. La majorité des entrevues a été réalisée par l’Institute for Social Research (ISR) de l’Université York, à Toronto. Près de 15 pour cent des entrevues, soit la plupart de celles effectuées au Québec, ont été réalisées par Jolicœur & Associés, de Montréal.

 

Plan d’échantillonnage

Pour effectuer l’enquête, nous avons utilisé une liste de numéros de téléphone résidentiels au Canada. La sélection au hasard de numéros parmi cette liste nous a fourni un échantillon aléatoire de ménages. Quand un ménage comptait plus d’une personne âgée de 18 ans ou plus, l’enquêteur choisissait le répondant au hasard en demandant à parler à l’adulte dont la date du prochain anniversaire était la plus rapprochée. Les 2 000 entrevues réalisées dans le cadre de l’enquête nationale ont été réparties également entre cinq « régions » (Atlantique, Québec, Ontario, Prairies et Colombie-Britannique). En effectuant le même nombre d’enquêtes dans chaque région (400), nous nous sommes donné les meilleurs moyens d’établir des comparaisons statistiques entre les régions.

 

Quelques mois après le début de l’enquête nationale, Parcs Canada a commandé 1 000 interviews supplémentaires dans les régions urbaines de Montréal, Toronto, Calgary, Edmonton et Vancouver. Ces enquêtes additionnelles étant fondées sur des procédures de sélection des répondants et sur un questionnaire identiques à l’enquête générale, nous avons combiné les données recueillies avec les données obtenues à l’échelle nationale. Sur cette base, nous avons constitué un fichier de données de plus de 3 000 répondants. La surreprésentation des petites régions et celle des cinq plus grandes villes canadiennes exigera toutefois que nous appliquions un coefficient de pondération aux réponses obtenues avant de produire des estimations à l’échelle nationale. (Les renseignements concernant les coefficients de pondération utilisés seront disponibles lorsque l’ensemble des données deviendra accessible aux utilisateurs).

 

Sans un vaste échantillon (et un important budget), aucun échantillonnage des régions du pays n’est entièrement satisfaisant. Comme pour n’importe quelle enquête pancanadienne, certains groupes d’importance sont sous-représentés : c’est le cas des Premières Nations, des nouveaux immigrants et de certaines communautés historiques, par exemple les Acadiens. Afin d’avoir un bref aperçu du rapport au passé de ces communautés, nous avons effectué trois séries d’entrevues supplémentaires, à raison de 100 entrevues menées auprès des Acadiens du Nouveau-Brunswick, de 100 autres réalisées auprès des nouveaux immigrants de la région de Peel (tout juste à l’ouest de Toronto) et de 100 autres encore menées auprès des membres des Premières Nations de la région de Saskatoon. (Pour faciliter nos analyses, nous avons ajouté les résultats de ces entrevues au fichier de données. Cela dit, ils ne sont pas inclus dans les données pondérées servant à établir des estimations nationales).

 

Enquête en ligne

Nous avons créé une version électronique de l’enquête reprenant les questions posées lors des entrevues téléphoniques. Nous espérons que cette version électronique permettra de recueillir des données provenant des autres régions et des autres groupes ou communautés du pays. Nous croyons également que l’enquête en ligne s’avérera utile aux enseignants. On peut consulter ou remplir le questionnaire de l’enquête sur le site Internet de l’ISR à l’adresse suivante : http://www.isr.yorku.ca/projects/pasts1.html.

 

Création du questionnaire

Le répondant type du questionnaire a répondu à environ 70 questions. (Le nombre de questions répondues variait selon les réponses fournies. Ainsi, certaines questions devaient être éliminées et d’autres ajoutées suivant la réponse donnée à la question précédente.) Pour la majorité des questions, le répondant devait choisir entre Oui et Non ou sélectionner l’une des réponses proposées par l’enquêteur. Par contre, pour certaines questions importantes, l’enquêteur encourageait le répondant à répondre dans ses propres mots. (On parlera ici de « questions ouvertes »). À cet égard, plusieurs répondants ont donné des réponses courtes, se limitant à quelques mots ou phrases, mais d’autres ont fourni des réponses plus élaborées et complexes. Afin de ne rien perdre des réponses données aux questions ouvertes, elles ont été enregistrées et transcrites. Près de 90 pour cent des répondants ont accepté que leurs réponses soient enregistrées. Lorsque les répondants refusaient l’enregistrement, les enquêteurs écrivaient, directement dans le fichier informatisé, l’essentiel de la réponse fournie aux questions ouvertes.

 

L’équipe de recherche a eu besoin quelques mois pour préparer le questionnaire de l’enquête. Certaines des questions sont tirées ou inspirées de l’étude réalisée aux États-Unis par Rosenzweig et Thelen (Roy Rosenzweig et David Thelen, The Presence of the Past: Popular Uses of History in American Life, New-York, Columbia University Press, 1988) et de celle menée en Australie par Hamilton et Ashton (Paula Hamilton et Paul Ashton, « Australians and the Past », Cultural History, 22, 2004). L’équipe de recherche a cependant conçu d’autres questions aux fins spécifiques de l’enquête canadienne. Les partenaires, membres du conseil consultatif et collègues ont également fait des suggestions utiles. Nous avons rédigé près du double des questions utilisées dans la version finale du questionnaire. En concevant le questionnaire, nous étions conscients que la longueur d’une enquête est inversement proportionnelle à la volonté du public d’y participer. Certes, l’utilisation d’un questionnaire plus développé nous aurait permis d’aborder certains sujets plus en profondeur ou de couvrir plus de thématiques. Mais ce procédé aurait réduit le nombre de Canadiens désireux de participer à l’enquête. Or, nous voulions l’échantillon de Canadiens le plus vaste et représentatif possible, c’est-à-dire un échantillon qui comprenne des répondants possédant divers niveaux d’instruction, provenant de familles habitant le Canada depuis des générations ou nouvellement immigrées, avec ou sans emploi, etc. Un questionnaire d’enquête relativement court offrait de meilleures chances d’obtenir que des Canadiens de tous horizons acceptent d’y répondre.

 

Avant de nous lancer dans l’enquête proprement dite, nous avons utilisé le questionnaire dans le cadre de six tests préparatoires entre septembre 2006 et mars 2007. Deux de ces tests ont été effectués auprès de répondants de langue française ; les quatre autres tests ont été réalisés auprès de répondants de langue anglaise. Nous avons également mené quatre séances de discussion libre et d’entretiens réflexifs au cours desquels les répondants étaient invités à expliquer quelle était, selon eux, l’intention derrière les questions et comment ils étaient parvenus à leurs réponses. (Deux séances ont été réalisées en anglais et deux autres en français.) Dernier point : la plupart des enquêteurs ont répondu au questionnaire afin de l’évaluer du point de vue du répondant. Les enquêteurs ont également écouté les essais des entrevues et discuté avec les sondeurs.

 

Collecte des données

Nous avons recueilli les données à l’aide des techniques dites d’interviews téléphoniques assistées par ordinateur (CATI). Ce procédé fait en sorte qu’un ordinateur central envoie les questions au poste de travail de chaque sondeur et enregistre les réponses dans un fichier central de données. Le procédé permet d’automatiser le débit du questionnaire, par exemple en sautant les questions qui, selon les réponses précédemment fournies, ne s’appliquent pas. L’enquêteur peut ainsi se concentrer sur la lecture des questions, l’écoute du répondant et la transcription fidèle des réponses. Nous avons également utilisé le système CATI pour accroître les effets liés à la séquence des questions. À titre d’exemple, lorsque nous posions une série de questions sur la fiabilité de diverses sources d’information historique, certains répondants utilisaient la réponse à la première question posée comme point de référence et évaluaient les autres sources en fonction du rang accordé à la source mentionnée à la première question. Nous avons utilisé le système afin de nous assurer que chaque source d’information historique se trouvait tour à tour au début, au milieu et à la fin de la liste de questions, éliminant du coup tout effet d’ordre des classements sur la fiabilité des réponses.

 

La cueillette de données a débuté en mars 2007, auprès de l’échantillon national de répondants, et en septembre de la même année pour l’échantillon urbain supplémentaire. Nous avons terminé les entrevues relatives à ces deux enquêtes en avril 2008. Les entrevues menées auprès des Autochtones ont commencé en novembre 2007 et celles pour les deux autres enquêtes supplémentaires (les Acadiens et les nouveaux immigrants) ont débuté en avril 2008. La cueillette de données pour les trois enquêtes supplémentaires s’est terminée en juillet 2008. Afin d’accroître nos chances que les répondants sollicités par téléphone acceptent effectivement l’invitation de répondre au questionnaire, nous avons fait nos appels durant le jour et le soir, les jours ouvrables et la fin de semaine. Nous avons effectué en moyenne 15 appels répartis sur plusieurs semaines avant de renoncer à obtenir une entrevue. Nous avons également tenté de faire changer d’idée les répondants ou les ménages qui refusaient de participer à l’enquête à la suite du premier contact établi par le sondeur. En utilisant une méthode de localisation inverse, nous avons trouvé l’adresse des ménages qui avaient refusé de participer à l’enquête afin de leur envoyer une lettre de présentation de l’enquête. Ces ménages furent ensuite contactés par un sondeur qui tenta de convaincre les répondants potentiels de participer à l’enquête. Près de vingt pour cent des entrevues, soit 550 entrevues au total, ont été menées dans des ménages où le premier contact s’était avéré infructueux.

 

Le taux de réponse, calculé en fonction du nombre d’entrevues réalisées par rapport au nombre estimé de ménages admissibles et effectivement appelés, fut de 55 pour cent pour l’enquête nationale et de 52 pour cent pour l’enquête urbaine. Les taux de réponse dans les enquêtes supplémentaires menées auprès des membres des Premières Nations, des nouveaux immigrants de la région de Peel et des Acadiens se sont élevés, respectivement, à 65, 60 et 55 pour cent. À une époque où les sondages ne provoquent plus l’enthousiasme d’antan chez les répondants, nos taux de réponse se comparent favorablement à ceux d’enquêtes similaires.

 

Accessibilité des données

L’équipe de recherche s’engage à rendre public, une fois le projet terminé, un fichier de données (de type SPSS) dévoilant tous les résultats de l’enquête.

 

David Northrup
Institute for Social Research (ISR)
Université York